Il s’agit d’un espace pour partager et consulter des contenus qui abordent la thématique “ Science, culture, croyance, comment en parler ?. 23Les différences importantes observées entre élèves de religions différentes, à la fois en termes de rapport aux Écritures sacrées ou d’adoption d’une conception sécularisée de la science, renvoient à des facteurs explicatifs nombreux (historiques, sociologiques, cultuels, religieux) qui mériteraient de faire l’objet d’une analyse beaucoup plus approfondie dépassant le cadre de cet article. La raison scientifique Galilée et l'expérimentation scientifique Tweeter. Le concept philosophique de croyance fait partie de la théorie de la connaissance. Einstein et Dieu : un scientifique peut-il ... aux aspects formels d’une croyance. 10(5) « Nous n’avons pas à chercher dans l’Écriture un enseignement proprement dit de l’astronomie (…) et l’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment l’on doit aller au ciel et non comment va le ciel… »2 (Galilée). Comprendre la nature du savoir scientifique et ses méthodes d’élaboration Le savoir scientifique résulte d’une construction rationnelle. Coup de pouce - Relevez des informations dans le texte qui suggèrent qu’une croyance et un savoir scientifique peuvent être contradictoires. Une attitude inspirée par une croyance secrète au destin, en une nature bienfaisante. 2 0 obj ⬥ En sciences, on recense des faits, des observations, on formule des hypothèses, des résultats d’expériences, puis on en tire des interprétations et des conclusions. <>/Font<>/ProcSet[/PDF/Text/ImageB/ImageC/ImageI] >>/MediaBox[ 0 0 960 540] /Contents 4 0 R/Group<>/Tabs/S/StructParents 0>> * Voyons à présent les relations sémantiques et symboliques qu’entretiennent les termes et surtout, à travers eux, les concepts de savoir et de croyance. Hors du champ de la sociologie et de la religion, la foi fait assez peu l’objet d’études à caractère scientifique. Ces trois caractéristiques permettent de baliser plus précisément les questions qui relèvent ou au contraire ne relèvent pas de la science3. Alors que le mot croyance et savoir semblent être des mots tout à fait opposé. Une réflexion plus large sur les caractéristiques de différents discours mérite aussi d’être envisagée. Tous ces élèves se déclarent croyants (musulmans, protestants, catholiques). Nos connaissances, y compris scientifiques, demeurent un construit social. Les objectifs sont de mettre en commun des réflexions et des contenus qui abordent un aspect du sujet et d’accompagner les professionnels de la médiation dans l’appropriation de ceux-ci. x��V�n�@}G��ю�f��])Je��DpRUIPJ!j�j��/���]Cq�H���Ϝ�9sf����N�����|k6lD�}��'��2Ω���f��0��t�ـ���a;��B�G��D Ainsi, chez les élèves musulmans, la proportion d’élèves ayant une conception sécularisée de la science est très faible dans les trois filières d’études (8 %, 16 % et 14 %). C'est pour cela que la raison s'en méfie. Croire, c'est d'abord accéder au vaste domaine de l'opinion ou de la croyance. Ainsi, au sein de cet échantillon, une majorité d’élèves catholiques (61 %) a une conception sécularisée de la science, alors que ce n’est le cas que chez 21 % des protestants ou 13 % des musulmans. Questions de recherche sur les stratégies d’intervention en classe et dans la formation », Revue des Sciences et des Technologies, n° 5, p. 47-76. ), Théorie de l’évolution et religions, Paris, Riveneuve éditions, p. 225-238. Si le système est trop rigide et impénétrable, il devient tôt ou tard improductif. Il s’appuie sur l’analyse de faits extraits de la réalité complexe ou produits au cours d’expériences. Les théories scientifiques prétendent dégager certaines lois régulières expliquant les phénomènes physiques, ou bien établir indubitablement des démonstrations mathématiques. Les termes de "croyance" et de "savoir" paraissent donc avoir des grammaires différentes. fh� », Nono : « Finalement, il existe une grande différence entre la croyance et le savoir, l’un et l’autre occupent leur domaine propre. À cette perception classique des rapports entre science et croyance s’oppose toutefois une perception plus problématique qui montre que la science fait elle-même l’objet de croyances, au sens où les hypothèses qu’elle pose sont crédibles et engagent des convictions profondes quant aux représentations que les individus se font du monde. Les opinions et les croyances, qui sont notre pain quotidien, reposent certes sur des indices et bénéficient souvent d'un impressionnant consensus ; elles n'en constituent pas pour autant des certitudes jugées contraignantes par la raison. ». 5 Il est important de préciser qu’aucune question ne portait sur la théorie de l’évolution, afin d’examiner les conceptions sécularisées ou non sécularisées de la science chez ces élèves, en dehors de ce sujet spécifique. 24Dès lors, comme nous le notions (Wolfs et Delhaye, 2016), il pourrait y avoir, pour certains, un cumul de facteurs conduisant à une conception peu sécularisée de la science : s’identifier à une obédience religieuse historiquement et sociologiquement peu sécularisée (par exemple, être un élève protestant évangélique), être originaire d’une société elle aussi globalement peu sécularisée et enfin, dans un contexte d’immigration, avoir éventuellement développé des stratégies identitaires de survalorisation ontologique, mettant au premier plan certaines traditions ou pratiques religieuses peu sécularisées, par exemple une lecture littérale des Écritures. Si on définit l'ignorance comme une absence de savoir alors on doit donc en déduire que la croyance n'est pas une complète absence de savoir. Celui-ci est le fruit d’une conquête de plusieurs siècles de la part de savants tant croyants que non croyants. Et si la vérité scientifique et la croyance religieuse sont incompatibles, cela voudrait dire que l’on ne peut expliquer quelque chose, que par l’une ou l’autre façon et qu’il y en aurait toujours une d’exclue. En voici quelques-unes, à titre d’illustration : Le capitalisme est-il une religion moderne ? - Sauf que non, désolé, ce n'est pas une croyance mais une théorie scientifique prouvée , une accumulation de faits qui mènent à des hypothèses, en s’appuyant sur des observations et des expériences scientifiques. 18Un questionnaire comportant une trentaine de questions de type fermé et couvrant les différents idéaux-types du modèle de référence (fidéisme, concordisme classique, concordisme inversé, autonomie de la science, complémentarité et critiques rationalistes)5 a été administré, en Belgique francophone, à des élèves de terminale : 414 musulmans, 202 protestants6, 344 catholiques et 440 agnostiques ou athées, de trois filières d’études : technique ou professionnelle (TP), générale sciences de base (GSB), générale sciences fortes (GSF)7. La croyance religieuse et la vérité scientifiques semblent donc incohérentes. 4 Ce modèle a été construit en articulant une démarche de type déductif, qui a consisté à définir des catégories conceptuelles abstraites à partir de deux critères généraux (la prééminence ou l’absence de prééminence entre sciences et croyances religieuses, la recherche ou non d’une forme de complémentarité entre les deux), à une démarche inductive, qui a consisté à analyser un grand nombre de prises de position différentes issues de contextes historiques et culturels variés (à partir d’ouvrages historiques, d’enquêtes de terrain, etc.). Chez les élèves protestants, ces proportions sont de 16 %, 19 % et 29 %. La croyance est le processus mental expérimenté par une personne qui adhère à une thèse ou une hypothèse, de façon quelle les considère comme vérité, indépendamment des faits, ou de l'absence de faits, confirmant ou infirmant cette thèse ou cette hypothèse. Sur la base de celle-ci, quelques pistes d’action sur le plan pédagogique et didactique sont suggérées, afin d’amener les élèves à mieux différencier science et religion et à éviter toute forme d’instrumentalisation de l’une par l’autre. Get this from a library! 4À partir de différentes études à caractère historique et sociologique (Minois, 1990 ; Urvoy, 2006), de grilles de lecture existantes (Rasi, 2003 ; Lambert, 1999) et d’enquêtes de terrain, un modèle visant à prendre en compte différents positionnements théoriquement possibles entre sciences et croyances religieuses a été élaboré (Wolfs, 2013). Point de départ du créationnisme. Les deux manières de croire — l'opinion et la conviction — impliquent une décision de liberté, alors que l'élaboration du savoir repose sur la vérificabilité de ses résultats. Autrement dit, on ne peut pas savoir quelque chose qui est faux, par exemple savoir que deux et deux font cinq ou savoir que Paris est la capitale de l’Espagne. 11Cette idée, déjà énoncée par Galilée, a été reprise notamment par S. Gould (2000) sous l’acronyme « Noma » (non overlapping magisteria). (2000) : Et Dieu dit que Darwin soit !, Paris, Seuil. (dir. Si bien que les philosophes définissent généralement le savoir comme la croyance en des choses vraies : dans l’ensemble des choses crues, il … Elle est, de nos jours, au centre de maintes recherches scientifiques. Ensuite, sur la base de cette grille de lecture, nous examinerons dans quelle mesure des élèves de terminale en Belgique francophone, de différentes convictions (catholiques, musulmans, protestants, agnostiques-athées) et filières d’études, ont acquis ou non une conception sécularisée de la science. WOLFS J.-L., DELHAYE C. (2016) : « Convictions religieuses et adoption ou non-adoption d’une conception sécularisée de la science. Car le savoir, d’un certain point de vue, est aussi une croyance : on croit qu’il est vrai que l’herbe est verte et que deux et deux font quatre. Quelques éléments d’histoire des sciences sont donc indispensables. 25Cette enquête a mis en évidence la non acquisition d’une conception sécularisée de la science, chez une partie importante des élèves, au terme de l’enseignement secondaire. LAMBERT D. (1999) : Sciences et théologie. ⬥ La démarche scientifique repose sur le principe du questionnement. Autour de Christian de Cacqueray, quatre invités sur le ... tout en vivant une grande unité entre leurs connaissances et leur croyance. À ce titre, le statut d’un résultat obtenu par des chercheurs est celui d’une hypothèse, il n’accède à celui d’un savoir qu’après avoir été vérifié et confirmé par des équipes indépendantes. L’autre axe consiste à analyser différentes conceptions du « vivre-ensemble » (en référence en particulier aux concepts de sécularisation, laïcité, neutralité, etc. TOP 10 des citations croyance (de célébrités, de films ou d'internautes) et proverbes croyance classés par auteur, thématique, nationalité et par culture. CLEMENT P. (2014) : « Les conceptions créationnistes d’enseignants varient-elles en fonction de leur religion ? En d’autres termes, les croyances peuvent rendre le système scientifique plus complexe et plus intéressant. 17Les trois premières conceptions peuvent être qualifiées de non sécularisées, dans la mesure où la science est, à des degrés divers, sous le contrôle du religieux et qu’elle n’est pas autonome ou indépendante par rapport à lui. ), ainsi que leurs implications en matière de gestion de la diversité culturelle et des convictions, en matière d’éducation à la citoyenneté ou de formation des enseignants. Les données, les résultats, peuvent changer. Le savoir et la croyance, en leur sens le plus large, ont un point commun : chacun prétend délivrer une vérité. Cette conception doit être clairement distinguée de la suivante. 7 Les élèves en « sciences fortes » ont au moins six heures par semaine de physique, chimie, biologie, contre trois heures en « sciences de base ». 15La figure suivante permet de mieux visualiser ces différentes conceptions, ainsi que les critères distinctifs sous-jacents. est une croyance vraie pour un individu qui affirme ce savoir mais qui ne sait pas l'expliquer. 12 À titre d’exemple, une exposition itinérante, organisée en Belgique francophone en 2007 sur le thème « À la découverte de l’âge d’or des sciences arabes », a permis à de nombreuses classes de prendre conscience de la richesse de cet apport et de renforcer les liens d’estime et de respect entre cultures différentes. Dans la mesure où une croyance est personnelle, elle a un caractère subjectif. que les sciences humaines (sociologie, lettres, histoire, etc.). La question de nos origines obsède depuis toujours l'esprit humain. 8(3) Le concordisme dit « inversé » : celui-ci vise à établir des concordances entre sciences et croyances religieuses (ou plus largement métaphysiques), en partant non pas des Écritures ou d’une tradition révélée, comme dans le cas du concordisme classique, mais d’une démarche qui se présente comme « scientifique ». 4 0 obj POLY-perspective: En effet, lorsque l’homme possède une croyance, il adhère à une explication que la raison ne peut justifier. Ajoutons aussi qu’en cas de crispation identitaire, dans un contexte de dévalorisation perçue de leurs croyances ou de leurs caractéristiques culturelles, ce qui est parfois le cas dans le cadre de l’immigration, des élèves pourraient, par un processus de sur-valorisation ontologique (Heine et al., 2008) et/ou d’(auto)-assignation identitaire (Mathieu, 2011), faire passer au premier plan une composante de leur identité qu’ils jugeraient essentielle, par exemple leurs croyances religieuses et certaines conceptions non sécularisées qui pourraient leur être associées. Une fois formalisé, un savoir existe de manière indépendante. Savoir implique croire au sens 1. vraie : une croyance fausse ne peut être une connaissance (= erreur) On se questionnera sur le rapport des croyances à la vérité, sur les croyances radicales, ou encore sur ce que les scientifiques "croient savoir". Il se distingue d’une croyance ou d’une opinion. 16Il est important de souligner qu’il s’agit d’une typologie de postures et non d’individus. 3) Est-ce le doute ou la certitude qui caractérise l'esprit scientifique ? Este artículo examina los conflictos que surgen entre las ciencias y las creencias religiosas en la escuela. Il s’agit en quelque sorte de vouloir trouver Dieu, défini éventuellement sous la forme d’un principe abstrait ou d’un grand architecte, à travers la « science », quitte à créer une pseudo-science pour tenter d’y parvenir. Le réel scientifique est un réel construit et cette construction met en jeu des intuitions, ... Mais tous ses efforts reposent sur la croyance « qu'à mesure que ses connaissances s'accroîtront, ... » Comment s'élabore le savoir scientifique? À partir de celui-ci, un état des lieux a été esquissé en Belgique francophone auprès d’un échantillon de 1 400 élèves de terminale. 11 Chi² (1dl) = 27,5, S.000 pour les musulmans, Chi² (1dl) = 11,8, S.001 pour les protestants, Chi² (1dl) = 20, S.000 pour les catholiques. De ce fait, en entrant dans l’ère moderne, les sciences sont devenues des disciplines autonomes qui se sont peu à peu émancipées de la théologie . (→ renversement croire et savoir de la confusion 2 : la distinction entre croire et savoir étudiée dans le II n’est pas sans soulever quelques ambiguïtés. Définir la connaissance scientifique / croyance Importance et difficulté de la distinction Vers une pédagogie explicite de la distinction entre connaissance et croyance. Il propose un cadre d’analyse permettant de mieux comprendre les positionnements possibles entre sciences et croyances religieuses, ainsi que les résultats d’une enquête réalisée en Belgique francophone sur cette question, auprès d’un échantillon de 1 400 élèves de terminale. Elle peut s’effectuer en accompagnant l’enseignement des sciences d’une réflexion épistémologique explicite, insistant en particulier sur les choix méthodologiques suivants : la volonté d’expliquer la nature par la nature, le souci de la preuve et de la démonstration, la réfutabilité (Popper), la parcimonie (G. d’Ockham), la recherche des causes efficientes plutôt que des causes ultimes (Descartes, Galilée), etc. L’enseignement transmet un savoir scientifique incontestable, des connaissances argumentées, démontrées, vérifiées. José-Luis Wolfs, « La concurrence entre savoirs scientifiques et croyances religieuses à l’école », Revue internationale d’éducation de Sèvres, 77 | 2018, 103-112. 1Cet article traite des conflits possibles entre savoirs scientifiques et croyances religieuses à l’école. 30Concrètement, les élèves doivent réaliser un « projet » consistant à examiner une question à partir de deux référentiels différents, à choisir parmi ceux proposés, afin de faire ressortir la spécificité de chacun d’eux. Si bien que les philosophes définissent généralement le savoir comme la croyance en des choses vraies : dans l’ensemble des choses crues, il y a le sous-ensemble des choses vraies, à côté du sous-ensemble des choses fausses. 33Dans le cadre général du thème « les conflits de vérité à l’école », objet du dossier 77 de la Revue internationale d’éducation de Sèvres, le but de cet article était d’examiner plus précisément les conflits pouvant exister entre sciences et croyances religieuses à l’école. La science vise en effet à construire des représentations du monde, en veillant à respecter certaines règles méthodologiques spécifiques, qui se sont précisées ou reformulées au cours du temps : le « principe de parcimonie » dans la démarche explicative (énoncé par Guillaume d’Ockham au XIVe siècle), la limitation des ambitions de la science à la recherche des « causes efficientes » et non à celle des « causes ultimes », proposée par Descartes et Galilée au XVIIe siècle, le principe de « réfutabilité », énoncé par Popper au XXe siècle. », Éducation et Sociétés, n° 33, p. 113-136. On peut remarquer aussi, chez les élèves agnostiques ou athées, qu’une conception sécularisée de la science ne va pas automatiquement de soi, en particulier dans la filière technique-professionnelle, où ce taux est de 65 % contre 84 % et 93 % dans les filières générales9. Type de positionnements possibles entre sciences et croyances religieuses4. Les termes de "croyance" et de "savoir" paraissent donc avoir des grammaires différentes. En novembre 2017, à l’initiative de Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (Sfrms) et la Société de Pneumologie de Langue Française (Splf), des experts se sont réunis pour délivrer un avis éclairé sur les possibles utilisations de la mélatonine. L'intégrale du programme sur france.tv 1 Cet article traite des conflits possibles entre savoirs scientifiques et croyances religieuses à l’école. 19Premier constat : l’adhésion à une conception sécularisée de la science, au sens défini ci-dessus, apparaît fortement liée aux convictions personnelles des élèves. Il semblerait que même après avoir pris du recul par rapport à leurs conceptions initiales en matière de science et/ou de religion, certains élèves restent néanmoins assez perplexes, lorsqu’il s’agit d’expliciter les positionnements possibles entre les deux. vrai », qui intériorise le savoir et en même temps le souhaite partagé, bien que, dans ce cas, il ne soit pas vérifiable, autre différence avec le savoir de connaissance, même si parfois il est bien difficile de faire le départ entre les deux. Par opposition au savoir rationnel et à la certitude objective. Pour moi, il n’y a pas de vérité absolue, puisqu’elle est constamment mise à l’épreuve du temps, de l’expérience, de l’évolution du monde. Voir le repère Objectif / Subjectif. III- Croyance absolue et Savoir relatif_Confusion 3 : FOI religieuse et DOUTE scientifique (→ renversement croire et savoir de la confusion 2 : la distinction entre croire et savoir étudiée dans le II n’est pas sans soulever quelques ambiguïtés. ) Science et croyance : l'illusion du vrai et la certitude du faux. Certaines croyances perdent du terrain et parfois meurent, mais d'autres continuent de naître. Mais la croyance est une ignorance qui s’ignore, donc elle n'est pas une ignorance. « Croire » et « savoir » renvoient à des démarches à la fois distinctes et connexes. et d’apprendre à penser de manière plus complexe, autonome et critique, en passant notamment du « nous » au « je ». <> Toute conjecture dont on ne peut démontrer ni l'exactitude ni la fausseté n'appartient pas au monde des sciences. Demander de les lire et d’écrire sur chaque tiret le mot qui convient Mise en commun Pour la version 1, « sais ». Aussi, notre rapport à la vérité et notre capacité d’appréhender le réel sont toujours entachés de subjectivité. This article examines the conflicts that may exist between science and religious beliefs at school. Cependant, des expériences menées par l’Inserm ont été faites sur le cerveau de moines bouddhistes, à la recherche, dans la boîte crânienne d’une racine spirituelle au cœur de la complexité des neurones, entre émotion et transcendance. Ce dépassement n’est possible que si la pensée est éduquée dans une culture dont le fondement est philosophique et scientifique. Courriel : jwolfs@ulb.ac.be, Voir la notice dans le catalogue OpenEdition, Plan du site – Contact – Crédits – Mentions légales – Flux de syndication, Nous adhérons à OpenEdition Journals – Édité avec Lodel – Accès réservé, Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search, Enquête auprès d’élèves de terminale en Belgique francophone et pistes pédagogiques, Revue internationale d’éducation de Sèvres, La concurrence entre savoirs scientifiques et croyances religieuses à l’école, The competition between scientific knowledge and religious beliefs at school. 32Ajoutons également que les questions d’attitudes à l’égard de la science et/ou des religions ne dépendent pas que de facteurs strictement rationnels, mais aussi émotionnels et affectifs. endobj Dans quelle mesure les élèves de terminale ont-ils une conception sécularisée ou non de la science ? Pour la version 2, « penses » ou « crois » Demander aux élèves d’expliquer, en prenant appui sur les deux versions du texte et sur leur propre expérience, la différence entre « savoir » et « croire » 34Il conviendrait bien sûr, en matière de recherche, d’examiner plus en profondeur les facteurs explicatifs des constats effectués et de tester plus systématiquement les dispositifs didactiques suggérés. Pour caractériser une conception de la science de « sécularisée », deux indicateurs ont été définis : le rejet des conceptions fidéistes et concordistes (sous forme classique et inversée) et l’adhésion à l’idée d’autonomie de la science à l’égard des croyances religieuses. Les chemins du mythe : essai sur le savoir et la religion des Fali du Nord Cameroun. Revoir la vidéo en replay Les chemins de la foi Science et religion : croire et savoir sur France 2, émission du 22-11-2020. Un héros guidé par la croyance en sa mission. 1 0 obj Elle serait plus qu'une ignorance et moins qu'un savoir, comme un centre entre deux points diagonalement opposés. Chez les élèves catholiques, un effet statistiquement significatif8 de la filière générale d’études peut être observé, avec un taux de 41 % en technique professionnelle contre 67 % et 74 % dans les filières générales, mais qui doit être interprété avec prudence, compte tenu en particulier des niveaux d’étude sensiblement différents des parents entre ces filières. <>>> 14(8) La critique rationaliste, de forme scientiste, où la science est conçue comme un registre de pensée totalisant et excluant par rapport à d’autres, notamment religieux (cas extrême : les persécutions développées par le régime de l’ex URSS à l’égard des religions, ainsi qu’à l’égard de la pensée scientifique non conforme à celle de Lyssenko). Le savoir et la croyance, en leur sens le plus large, ont un point commun : chacun prétend délivrer une vérité.Les théories scientifiques prétendent dégager certaines lois régulières expliquant les phénomènes physiques, ou bien établir indubitablement des démonstrations mathématiques.C'est pourquoi le savoir semble destiné à faire disparaître la croyance, partout où elle … 2. Cette troisième piste permet ainsi aux élèves d’envisager plusieurs options possibles et de les argumenter. Croyance, opinion et savoir POLITIQUE - Chacun est libre, en démocratie, d'avoir des croyances et des opinions personnelles. 13(7) La critique rationaliste, au nom de la science, de conceptions religieuses (forme non scientiste). GOULD J. Sur un plan pédagogique concret se pose aussi la question du cadre institutionnel où traiter ces thèmes avec les élèves : cours de sciences, de philosophie, d’histoire, enseignement des faits religieux, français, éducation aux médias, etc. Fiche de lecture de 4 pages en culture générale & philosophie : Karl R. Popper, Conjectures et réfutations - La croissance du savoir scientifique : fiche de lecture. ... Sept scientifiques croyants témoignent de leur foi et de leur vocation scientifique. La science semble s’opposer à la croyance. endobj scientifique dans le but de découvrir des régularités dans son objet d'étude, de les décrire, de les expliquer pour en comprendre les déterminismes et mécanismes et, éventuellement, d'utiliser ces connaissances pour prédire, contrôler et modifier la réalité », jusqu’à ce qu’elles soient falsifiées et … Certaines croyances religieuses particulières ou certaines formes d’intolérance de la part d’autorités religieuses peuvent être perçues comme des freins ou des obstacles au développement de la science, voire à l’émancipation de l’humanité. 31Les témoignages d’élèves recueillis en fin d’année à propos de ce projet sont plutôt encourageants, en particulier dans le contexte actuel, où différentes formes d’extrémisme ou de fondamentalisme sont présentes. En ce sens elle soppose à la notion desprit critique, et trouve son antithèse dans linstrumentalisme qui considère que les modèles scientifiques ne sont que des instrum… Colloque 2009 : Un seul monde, une seule école ? Ses recherches actuelles se développent principalement autour de deux axes. Les théories scientifiques prétendent dégager certaines lois régulières expliquant les phénomènes physiques, ou bien établir indubitablement des démonstrations mathématiques. 12(6) Le principe d’autonomie de la démarche scientifique à l’égard des croyances religieuses, sans recherche de complémentarité entre science et religion. Conviction intime, concernant l'existence d'un être, la réalité d'une situation, la probabilité d'un évènement. 3Dans cet article, nous commencerons par exposer différents positionnements théoriquement possibles entre sciences et croyances religieuses. Mais si les enfants y croient, ... Rédige un contenu scientifique fiable avec des sources vérifiées en respect de notre charte HIC. Dans le domaine des sciences expérimentales et exactes, une proposition n’est scientifique que s’il est possible de la confirmer ou de la réfuter rationnellement. C’est le cas en particulier aujourd’hui des tenants du « dessein intelligent » (intelligent design). Quoiqu'il en soit, on présente en général la croyance comme la relation de l'esprit à une proposition et le savoir comme la relation de l'esprit à un fait. La proportion d’élèves attribuant à celles-ci le statut de « récit réaliste »10 (plutôt que « symbolique » et/ou « mythique ») est de 74 % chez les élèves musulmans, 57 % chez les protestants et 20 % chez catholiques.